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09 juillet 2007

Session d'accueil

Le MoDem a organisé la semaine dernière une série de sessions d'accueil des nouveaux militants de la fédération de Paris. J'ai assisté à la réunion de vendredi bien que handicapé par un épouvantable mal de tête, conséquence probable du mistral marseillais, qui m'a fait hésiter jusqu'à la dernière minute. N'écoutant que mon courage ;-), et fortement motivé pour connaître mes alter ego, j'ai finalement fait le déplacement.

Au siège de l'UDF-MoDem, la salle Jean Lecanuet où se tenait cette session d'accueil était comble. Difficile à évaluer mais je pense qu'il y avait largement plus d'une centaine de personnes présentes. Comme le même nombre de nouveaux militants - sinon plus ! - s'étaient déplacés au cours des jours précédents, on comprend mieux l'importance nouvelle du MoDem. Les chiffres donnés par les responsables de la fédération de Paris sont d'ailleurs éloquents : 3 400 adhérents il y a trois mois, plus de 8 000 aujourd'hui.

Au-delà des questions attendues portant sur l'organisation du mouvement, je me suis surtout intéressé à la sociologie du public présent. Moyenne d'âge 45 / 50 ans. Peu de jeunes. Des anciens PS et des anciens Verts. Et une population unanimement blanche à l'exception d'un Noir. Des personnes d'origine maghrébine, aucune !

J'espère que cette soirée était une exception, et que de nombreux citoyens de toutes origines ont rejoint ou rejoindront le MoDem. Sinon ce serait assez triste, et de mauvais augure pour incarner un mouvement représentatif et populaire.

01 juillet 2007

Marche des Fiertés LGBT

Cette fois, je n'ai pas assisté à l'intégralité de la Marche des Fiertés parisienne comme j'ai pris l'habitude de le faire depuis une dizaine d'années. Je suis passé vers 15 h à Montparnasse, lieu de départ de la Marche, et j'ai remonté le cortège jusqu'au boulevard Saint-Michel. Arrivé à l'angle du boulevard Saint-Germain, après avoir pris quelques photos, je me suis éclipsé. Je n'ai pas trouvé l'ambiance aussi festive que lors des éditions précédentes, un peu comme si ce type d'événement était arrivé au bout de ce qu'il pouvait apporter. Je me suis même demandé si 2008 ne devrait pas inaugurer une nouvelle forme de militantisme genre création d'un festival de musique pour les droits LGBT. Mais on me rétorquera, sans doute avec raison, que des festivals existent déjà et qu'ils sont rattachés à des évévements forts. C'est le cas du festival Solidays, qui se déroulera le week end prochain. Alors autre chose, mais quoi ?! Cela demande réflexion. Si vous avez des idées, n'hésitez pas à laisser des commentaires.





La capote géante de Sida Info Service







Les positions anti mariage homo s'affichent boulevard Saint-Michel





Vers 17 h, je suis revenu, et j'ai croisé les militants d'Act Up.



"Séropos, au boulot !"






Voilà. Cette Marche ne restera pas pour moi un grand cru. Elle m'aura juste donné l'occasion de rencontrer la délégation de Centr'Egaux, proche du MoDem, qui "milite pour l'égalité des droits entre les citoyens hétérosexuels et homosexuels, lutte contre l'homophobie et toutes les formes de discriminations dont sont victimes les personnes LGBT". J'ai demandé à l'un des marcheurs s'il avait reçu sa carte du MoDem. Il m'a dit que non. Comme moi, il est dans l'attente.

29 juin 2007

MoDem, Sida, Marseille

Je n'ai toujours pas reçu ma carte d'adhérent du MoDem. Un mois après, cela est-il vraiment étonnant ? Il est sans doute difficile de fabriquer en quelques semaines 45 ou 50 000 cartes pour une foultitude venue soutenir dans un mouvement populaire somme toute assez incroyable un nouveau parti politique.
Au fait, où sont-elles fabriquées ces cartes ? En Chine, en Inde, en Afrique, ou dans une entreprise française ? Je me promets de poser la question le jour où je rencontrerai un responsable du MoDem.
Ce jour, je n'aurai pas très longtemps à l'attendre. Hier, j'ai reçu un courriel signé Marielle de Sarnez, présidente de la Fédération de Paris. Elle m'invite à une session d'accueil des nouveaux adhérents début juillet. Ce sera ma première réunion officielle, et je suis bien impatient d'y être afin de me confronter à la réalité du terrain.
En attendant, Je suis dans une autre impatience. Celle de partir à Marseille afin de couvrir d'un point de vue quasi journalistique les à-côtés de la Conférence internationale sur le sida Aids Impact, du 2 au 4 juillet. Sida Info Service a ouvert un blog à cette occasion, « Sida-Marseille 2007 », et je vous invite à le découvrir et à en faire profiter vos relations.
Marseille, je ne connais pas. J'y ferai mes premiers pas comme un gamin découvrant un nouveau jeu, avec je l'espère suffisamment de maturité pour ne pas me laisser envahir par les a priori liés à cette ville. On en entend tellement sur Marseille.
Dans quelques jours, quand je reviendrai, aurai-je réussi à me faire une opinion honnête ? Allez ! On verra bien. J'essayerai de raconter et, éventuellement, vous me donnerez votre opinion. ;-)

22 juin 2007

Conquêtes à venir

Arrivant après la bataille, je n'ai pas grand chose à dire d'original sur les législatives. En tant que membre du MoDem, je me réjouis simplement d'avoir quatre députés au lieu de zéro ou un à l'Assemblée nationale même si cette ultra minorité ne pèsera rien sur les débats à venir. En fait, peu importe. Nous savions que le résultat serait minable après la fuite vers les fauteuils ministériels des centrodroitistes Morin and co. Certes ils ont trouvé leur place au chaud dans le giron sarkoziste mais leur liberté de parole est désormais décapitée. Comme l'est ce parti godillot qu'est redevenu l'UMP. Seule la voix du chef compte, les autres n'ont qu'à se taire ! Au nom de l'efficacité, que de couleuvres est-on prêt à avaler ! Triste démocratie. En attendant, le MoDem doit préparer l'avenir. J'attends avec impatience les débats à venir qui définiront la stratégie de la conquête. Conquêtes municipales, cantonales et européennes. Les prochains scrutins montreront clairement si le MoDem a sa place dans la vie politique française moderne. J'y crois, mais les Français seront les seuls juges. En attendant, il y a du boulot !

01 juin 2007

J'ai payé ma cotisation

Ce matin, avant d'aller travailler, j'ai consulté ma messagerie. Il y avait un courriel de François Bayrou, enfin une lettre type qui disait :
"Vous faites partie des 77 000 personnes qui ont manifesté, depuis un mois, leur volonté de participer à la démarche de rénovation de la vie politique française que nous avons engagée avec le Mouvement Démocrate.
Je vous écris aujourd’hui pour vous proposer de confirmer votre adhésion, en cliquant ici. [...]"
Comme je partais le soir en ouikend, je n'ai pas voulu perdre de temps : j'ai envoyé sur le champ ma cotisation.

28 mai 2007

L'Adhésion

Je vois renaître d'anciens souvenirs, l'époque de mes presque 20 ans où je collais des affiches pour Valéry Giscard d'Estaing, croyais en la victoire, puis à cause d'une trahison chiraquienne subissais la défaite.
1981 est loin et paraît si près.
A la suite de l'accession de François Mitterrand à la présidence de la République, j'ai adhéré au Centre des Démocrates sociaux, une des composantes de l'UDF.
Aujourd'hui 28 mai 2007, 22 jours après la victoire de Nicolas Sarkozy, j'adhère au Mouvement démocrate.
Je fais partie désormais de ces 75 000 militants qui se lancent dans l'aventure d'un nouveau centre.
Comme eux, je rejette la concentration des pouvoirs au main d'un seul parti – d'un seul homme.
Comme eux, je rejette le clanisme et la politique de l'affrontement.
Comme eux, je rejette la priorité donnée au but sans le respect donné aux moyens.
Je suis pour l'équilibre des pouvoirs, le rassemblement et une démocratie construite et défendue par des citoyens actifs.
Que celles et ceux qui souhaitent s'informer sur le projet du Mouvement démocrate cliquent sur le titre de cette chronique.

26 mai 2007

Modémisez votre vote !

Pour la 3ème fois en quelques semaines, je me suis rendu à un rassemblement politique. Jeudi, je suis allé au Zénith pour assister au lancement du Mouvement démocrate. Je m'étonne moi-même de cette nouvelle militance née avec François Bayrou au cours de la campagne pour l'élection présidentielle et qui se poursuit aujourd'hui avec la création de ce nouveau parti. C'est sans doute parce que les idées du centre, contrairement à la caricature souvent dressée par ses opposants, sont des idées fortes et modernes. Plus fortes et plus modernes que celles incarnées par le PS d'un côté et l'UMP de l'autre. J'en suis de plus en plus convaincu. Hier soir, je dînais avec une amie aussi réservée que moi par l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Elle m'a dit deux choses. La première, que je partage entièrement depuis un bon moment : la gauche est archaïque et doit engager un travail de rénovation idéologique. Ce ne sont pas les premiers pas de Ségolène Royal dans ce sens qui suffiront. Il faudra que la gauche pose tout sur la table, qu'elle réfléchisse à un nouveau programme et à des alliances nouvelles. Si elle commençait par rompre définitivement ses liens avec les communistes et autres dinosaures du passé, l'espoir de voir émerger enfin une gauche moderne apparaîtrait. La seconde chose évoquée par mon amie est celle-ci : la droite elle aussi doit se rénover, car ceux qui croient que la droite française s'est modernisée sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy se trompent. Cette droite est restée profondément ancrée dans une tradition française conservatrice qui privilégie les rentiers aux entrepreneurs, et qui cherche à accaparer tous les pouvoirs au mépris d'un fonctionnement démocratique juste et apaisé. Sur ce point en particulier, François Bayrou a beaucoup de mérite car il aurait pu comme tant d’autres baisser les armes et se rallier sans honneur, pour le prix d’un strapontin ministériel, au président nouvellement élu. Il a préféré résister aux pressions et rester fidèle à ses idées tout en promettant « une longue marche » à ceux qui adhèrent à son projet. Cette démarche volontaire me convient puisqu’elle fait appel au courage et à la ténacité. Le Mouvement démocrate se veut un mouvement de citoyens actifs, engagé par une charte éthique, donnant un sens plein et entier à l’idée de démocratie et fondé sur la vérité. Ces thèmes développés par François Bayrou jeudi soir au Zénith devraient interpeller ceux que la situation actuelle inquiète. Et les inciter à voter pour le MoDem les 10 et 17 juin prochains !

04 mai 2007

Le choix

L'espoir de voir François Bayrou accéder au second tour de l'élection présidentielle s'est donc brisé sur la nécessité selon les uns de voter utile afin d'exorciser la « faute » du 21 avril 2002, et selon les autres d'asseoir une vraie rupture avec mai 1968, cause de tous les maux de la France d'aujourd'hui.
Comme je l'ai dit dans ma chronique du 22 avril, les Français ont choisi la continuité du débat gauche-droite au détriment du renouveau que proposait François Bayrou. Je maintiens cette analyse en dépit de la remarque de RR, qui voit « plutôt venir la "nouveauté" d'un débat gauche-droite. Car depuis un quart de siècle, au moins, nous vivions une sorte de débat gauche-gauche. »
Je pense que RR se situe surtout sur le plan économique alors que je me situe pour ma part sur le plan politique. Or que disent les idéologues des deux bords : la droite a raison sur les valeurs tandis que la gauche les corrompt. La diatribe de Nicolas Sarkozy sur mai 1968, « qu'il faut liquider », est révélateur de cet état d'esprit primaire. La vie est bien plus compliquée que cela. Mai 1968 a permis l'émancipation des femmes et a changé les rapports au sein de la famille, de l'université et du monde du travail. Ce n'est pas rien dans une société où la pensée était à l'époque sclérosée.
Quoi qu'il en soit, le second tour de l'élection présidentielle a signé le début d'une nouvelle campagne avec les deux candidats restant en lice. Pour moi qui aie voté François Bayrou, c'est du deuxième choix, de la qualité moindre, avec lequel il faut pourtant faire affaire pour se prononcer. Bien sûr, je pourrais aller à la pêche. Beaucoup le feront. Pas moi. Après une longue réflexion sur les valeurs, l'enjeu et la conception que je me fais de la politique, j'ai décidé de me prononcer.
Mais que cette décision fut difficile à prendre. Je ne crois pas que, de toute ma vie de citoyen électeur, j'ai rencontré autant de difficulté qu'en 2007 pour valider mon vote au second tour d'une élection présidentielle. Tantôt j'ai penché pour une décision, voter Royal, tantôt une autre a pris le dessus, voter blanc. Les faits se sont mêlés aux sentiments pour balancer parfois vers ce qu'il me paraissaît être le plus juste. Puis, parce qu'un nouvel événement se produisait, je ressentais à nouveau la nécessité d'un débat intérieur. 2007 aura au moins eu ce mérite, maintes fois constaté au cours de cette campagne : j'ai retrouvé le goût de la politique. Un sentiment, je crois, partagé par beaucoup.
Donc le choix a été difficile. J'ai écouté les arguments de campagne, j'ai écouté Ségolène Royal et François Bayrou lors de leur dialogue devant les caméras de BFM TV le 28 avril, j'ai écouté Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy lors du fameux débat du 2 mai, et j'en ai déduit une conviction. Entre un homme qui dénonce à la vindicte publique des boucs émissaires vieux de 40 ans, qui prône l'autoritarisme comme solution aux problèmes, qui ne me paraît pas fiable, et une femme qui, comme l'a sans cesse rappelé François Bayrou, reste ancrée dans une vision étatiste de l'économie, que faire ?! Eh bien je voterai Ségolène Royal. Ce n'est certes pas par conviction. Je n'aime pas tout dans ce Pacte présidentiel qu'elle propose. Cependant Ségolène Royal a fait bouger le PS bien plus qu'aucun autre responsable socialiste n'aurait pu le faire. C'est à mettre à son crédit. Et puis, il y a ce fait, que certains pourraient prendre pour un détail mais qui n'en est pas un, un fait qui a entraîné ma décision irrévocable. Il y a... Valérie Pécresse. J'ai appris aujourd'hui que parmi les noms les plus cités pour prendre en charge le ministère de la Santé, en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, revenait celui-ci : Valérie Pécresse. Or, pour moi, ce nom symbolise ce qu'il y a de plus méprisant vis-à-vis de la lutte contre le sida et les séropositifs. J'en ai pour preuve les réponses qu'elles avait apportées au questionnaire que Sida Info Service avait adressé à une vingtaine de femmes politiques à l'occasion de la Journée mondiale contre le sida 2006. Voici quels avaient été ses propos, bien sûr non retouchés, non coupés, sans modification d'aucune sorte :
Sida Info Service (SIS) : Quand avez-vous entendu parler pour la première fois du sida ?
Valérie Pécresse (VP) : Pendant mes études.
SIS : Quelle a été l’étape la plus marquante dans la lutte contre le sida ?
VP : L'introduction des trithérapies.
SIS : Les initiatives privées (Bill Gates, Bill Clinton), de plus en plus importantes pour lutter contre l’épidémie, vous paraissent-elles une bonne chose ?
VP : Oui.
SIS : On a beaucoup parlé des microbicides au sommet sur le sida de Toronto, l’été dernier, comme nouvel outil de prévention. Etes-vous favorable à leur développement ?
VP : Je ne sais pas.
SIS : Au poste que vous occupez actuellement, que comptez-vous faire pour que la recherche avance dans ce domaine ?
VP : Nous lançons comme priorité nationale, à l'UMP, la recherche sur les sciences du vivant.
SIS : S’il n’y avait qu’une mesure à prendre, quelle serait-elle ?
VP : Une information pour prévenir que le risque n'a pas disparu, qu'il faut toujours se protéger.
En parallèle, découvrez, en cliquant sur le titre de cette chronique, les réponses des autres femmes politiques contactées, et vous comprendrez le niveau de réflexion que Valérie Pécresse a sur le sida et les séropositifs. C'est inaccepable. Ainsi, face au projet de Nicolas Sarkozy pour la santé, j'estime qu'il faut prendre clairement parti. Ma décision est donc prise. Dimanche 6 mai, je voterai Ségolène Royal.

22 avril 2007

Dernières minutes avant 20 h...


Au 133, rue de l'Université, dans le 7ème arrondissement de Paris, siège de campagne de François Bayrou, les médias français et étrangers se préparaient, cet après-midi, pour la soirée électorale. J'imagine qu'il en était de même aux sièges des autres candidats. Et dans quelques minutes, nous saurons !

18 avril 2007

Bercy rempli







Dernière réunion publique de François Bayrou ce soir à Paris. Bercy est rempli : plus de 15 000 personnes, ce qui est assez incroyable alors que les commentaires sur le tassement voire l'effondrement de l'électorat de Bayrou se sont multipliés au cours des dernières semaines. Bercy était un pari lancé il y a trois semaines par l'équipe de campagne de Bayrou, et en particulier par sa directrice de campagne Marielle de Sarnez. C'est du beau travail, il faut bien le dire. Quelques photos de cet événement qui relance ma croyance en une qualification pour le second tour.

22 mars 2007

« Tout a déjà changé »

Pourquoi suis-je allé au Zénith hier soir ? Pourquoi ai-je décidé de me rendre à la réunion publique de François Bayrou alors que je n'ai plus assisté à de tels événements depuis 25 ans* ?! C'est sans doute cela une fibre politique qui renaît. Et que je doive cette renaissance à François Bayrou n'est pas pour me déplaire.
Pendant 25 ans, je me suis intéressé à la politique sans en faire. Du moins la politique des partis, celle qui consiste à militer en distribuant des tracts, en collant des affiches et en argumentant tel ou tel point d'un projet dans des débats contradictoires.
Pendant 25 ans, je n'ai fait « que » m'intéresser à la politique parce l'après « Mai 1981 » m'avait dégoûté de l'action sur le terrain. Entre les Chiraquiens qui ont voté et fait gagner Mitterrand dans l'espoir du chaos, pour mieux s'emparer ensuite du pouvoir – rêve brisé ! - et ces histoires sur les chars de l'Armée rouge qui stationneraient bientôt place de la Condorde en cas de victoire de la gauche, j'ai fini par comprendre que la politique était trop perfide pour moi.
Et puis en 1983, j'ai assisté au congrès de Versailles du CDS, le Centre des Démocrates Sociaux, et j'ai été choqué une nouvelle fois par la petitesse des uns et la fourberie des autres pour la conquête du pouvoir. Je n'étais pas de ce monde, j'en constatais encore l'évidence.
En 1985, alors que je n'étais plus qu'un adhérent, j'ai rendu ma carte en prétextant mon entrée à l'IUT de journalisme de Bordeaux. L'objectivité journalistique, vous savez...
Pendant 25 ans, donc, je n'ai fait que regarder et écouter les joutes politiques sans jamais oublier, ou alors bien malgré moi, de voter. Je tiens ce devoir comme éminent, et je suis toujours amer quand une raison intolérable m'empêche d'accomplir mon devoir électoral.
Alors ce « retour en grâce » politique, que fait naître en moi François Bayrou, est un sentiment fort agréable. Bien sûr, je ne situe pas François Bayrou plus haut qu'il n'est, je ne le prends pas pour un sauveur ou un homme politique d'une classe supérieure. Cependant, qu'il me fasse vibrer en prononçant des mots aussi simples que rassemblement et diversité, et qu'il me fasse à nouveau espérer en affirmant que « le monde a besoin d'Europe »... est entraînant. Qu'il gagne ou qu'il perde, peu importe. Par son action, par l'éclat de sa parole, il a déjà marqué cette campagne électorale, et bien plus, il a marqué l'avenir. Grâce à lui, encore une fois qu'il gagne ou qu'il perde, ses adversaires ne pourront plus tracer leur chemin à leur convenance. Comme l'a dit Bayrou au cours de cette réunion publique au Zénith, « tout a déjà changé ». Cela, c'est déjà une promesse d'avenir.

*Pour être exact, je me suis laissé tenter par une réunion publique d'Arlette Laguiller en 2002 à La Mutualité, plus pour voir « en vrai » un archaïsme vivant de la politique française que par adhésion idéologique, évidemment !

03 mars 2007

La voie du centre

Après plus de 2 mois d'interruption, je reprends aujourd'hui l'écriture de ce blog. Pourquoi me suis-je arrêté ?! La fatigue, l'ennui, et une forme de lassitude qui m'a conduit vers le renfermement. Il fallait bien réagir pour ne pas sombrer. Encore une fois, et combien de fois l'a-t-il fallu au cours de mon existence !, j'ai trouvé les ressources nécessaires au rebond, et me voici à nouveau vivant.
Pour cette reprise, j'ai envie de parler de la campagne électorale. Ce n'est pas un hasard si je retiens ce sujet, car les derniers événements politiques ont contribué à mon retour en forme. Depuis quelques mois en effet, je trouve pertinent la position de François Bayrou, et je défends plusieurs de ses idées. Cela n'a rien d'étonnant au fond, puisque j'ai toujours eu l'âme centriste. En 1981, après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, j'ai adhéré au Centre des démocrates sociaux, composante de l'UDF, pour partir à la reconquête du pouvoir. Après ma démission du CDS, à cause d''un virage à droite qui n'a cessé de se poursuivre, j'ai penché à gauche. Eh oui ! Aussi curieux que cela puisse paraître compte tenu de mes origines familiales et sociales, à partir du début des années 1990, j'ai voté socialiste dans bien des cas. J'y vois au moins deux raisons. D'abord, la croyance dans laquelle j'ai été bercée depuis ma naissance s'est révélée fausse. En 1981, les chars de l'armée rouge ne sont pas venus stationner place de la Concorde ! En rappelant cette anecdote bien connue, j'exagère à peine la forme de pensée qui traversait la bourgeoisie française à l'époque. Ensuite, à partir de 1989, année de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement du communisme, la donne géopolitique a été bouleversée.
Mon parcours à gauche aura finalement duré peu de temps. Jospin ne m'a pas convaincu lors de sa campagne de 2002, mais surtout Fabius a fini de rompre le fil qui me liait encore au parti socialiste. Sa campagne contre l'Europe en 2005 pour des raisons de stratégie personnelle m'a dégoûté. Alors voir Ségolène Royal le récupérer aujourd'hui pour sa propre campagne présidentielle, basta !
Bayrou donc ! J'y pense depuis plusieurs mois. J'y pense après avoir dit « pourquoi pas », à un certain moment, à Nicolas Sarkozy. Il fallait un sursaut, me disais-je, une volonté forte pour entraîner les Français dans une démarche volontaire de réforme. Cependant, Sarkozy incarne une droite autoritariste, de confrontation d'une partie de la société contre l'autre, dans laquelle je ne me reconnais pas. Ce n'est pas par l'affrontement que nous règlerons nos problèmes, bien réels. François Bayrou, lui, prône le rassemblement des Français pour agir ensemble. Il le fait d'une façon tranquille, centriste, qui me plaît. Au-delà de cette posture, ses propositions me conviennent : relancer la construction de l'Europe en proposant une Europe à deux cercles, en finir avec le 49-3, garantir une véritable indépendance de la Justice en faisant confirmer la nomination du garde des Sceaux par un vote des deux tiers du Parlement, en finir avec les départements en privilégiant les régions... Sa politique, s'il est élu, aura l'avantage de modifier de fond en comble le fonctionnement institutionnel de la France, base du changement attendu. C'est pourquoi j'y crois, et j'espère que bien des citoyens feront le même raisonnement, et apporteront leur voix à François Bayrou.