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22 août 2007
Europe, Europe, Europe !
19 août 2007
En vacances !
Je suis en vacances depuis vendredi soir. Trois semaines de liberté bien venues qui vont d'abord me mener à Bruxelles pour voir l'exposition "Leonardo da Vinci, The European Genius" à la Basilique de Koekelberg. Ensuite... Eh bien ensuite, on verra. Si j'ai le temps, et le courage d'écrire, je vous raconterai toutes mes "aventures" !
25 mars 2007
"Notre réponse, c'est l'Union européenne"
Texte intégral de la déclaration adoptée dimanche 25 mars 2007 à Berlin par l'Union européenne pour le 50e anniversaire du traité de Rome.
"Pendant des siècles, l'Europe a été une idée, un espoir de paix et de compréhension. Cet espoir s'est aujourd'hui concrétisé. L'unification européenne nous a apporté la paix et la prospérité. Elle a créé un sentiment d'appartenance commune et permis de surmonter les antagonismes. Chacun des Etats membres a contribué à l'unification de l'Europe et à la consolidation de la démocratie et l'Etat de droit. C'est grâce au désir de liberté des hommes et des femmes d'Europe centrale et orientale que nous avons pu mettre un terme définitif à la division artificielle de l'Europe. L'intégration européenne nous a permis de tirer les leçons de conflits sanglants et d'une histoire douloureuse. Aujourd'hui, nous vivons unis, comme jamais nous n'avons pu le faire par le passé.Notre chance pour nous, citoyennes et citoyens de l'Union européenne, c'est d'être unis.
I) Nous mettons en oeuvre nos idéaux communs au sein de l'Union européenne. L'homme est au coeur de notre action. Sa dignité est inviolable, ses droits sont inaliénables. Femmes et hommes sont égaux.
Nous aspirons à la paix et la liberté, à la démocratie et à l'Etat de droit, au respect mutuel et à la responsabilité, à la prospérité et la sécurité, à la tolérance et à la participation, à la justice et à la solidarité.
La manière dont nous vivons et travaillons ensemble dans le cadre de l'Union européenne est unique en son genre, comme en témoigne la coopération démocratique des Etats membres et des institutions européennes. L'Union européenne repose sur l'égalité des droits et la solidarité. Ainsi, nous concilions de manière équitable les intérêts des différents Etats membres.
Nous protégeons l'identité et les traditions diverses des Etats membres au sein de l'Union européenne. Les frontières ouvertes et la formidable diversité de nos langues, de nos cultures et de nos régions sont pour nous source d'enrichissement mutuel. Nombreux sont les objectifs que nous ne pouvons atteindre qu'ensemble, et non pas seuls. Les tâches à accomplir sont réparties entre l'Union européenne, les Etats membres et leurs autorités régionales et locales.
II) Nous devons relever de grands défis, qui ignorent les frontières nationales. Notre réponse, c'est l'Union européenne. Ce n'est qu'ensemble que nous pourrons préserver notre idéal européen de société dans l'intérêt de tous les citoyens et citoyennes de l'Union. Ce modèle européen concilie réussite économique et solidarité sociale. Le marché unique et l'euro nous rendent forts. Nous pouvons ainsi maîtriser, dans le respect de nos valeurs, l'internationalisation croissante de l'économie et une concurrence de plus en plus vive sur les marchés internationaux. L'Europe est riche des connaissances et du savoir-faire de ses citoyens; c'est la clé de la croissance, de l'emploi et de la cohésion sociale.
Nous lutterons ensemble contre le terrorisme, la criminalité organisée et l'immigration illégale, tout en défendant les libertés et les droits des citoyens y compris contre ceux qui les menacent. Jamais plus le racisme et la xénophobie ne doivent avoir une chance de s'imposer.
Nous nous mobilisons pour que les conflits dans le monde se règlent de manière pacifique et que les hommes ne soient pas victimes de la guerre, du terrorisme ou de la violence. L'Union européenne veut encourager la liberté et le développement dans le monde. Nous voulons faire reculer la pauvreté, la faim et la maladie et continuer de jouer un rôle majeur dans ce domaine.
Nous avons la ferme intention de progresser ensemble dans le domaine de la politique énergétique et de la protection du climat et contribuer à la lutte contre la menace que fait peser le changement climatique sur la planète.
III) L'Union européenne continuera à se nourrir à la fois de son ouverture et de la volonté de ses Etats membres d'approfondir son développement interne. Elle continuera de promouvoir la démocratie, la stabilité et la prospérité au-delà de ses frontières.
Grâce à l'unification européenne, le rêve des générations précédentes est devenu réalité. Notre histoire nous commande de préserver cette chance pour les générations futures. Il nous faut pour cela toujours adapter la construction politique de l'Europe aux réalités nouvelles. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, cinquante ans après la signature des traités de Rome, nous partageons l'objectif d'asseoir l'Union européenne sur des bases communes rénovées d'ici aux élections au Parlement européen de 2009.
Car nous le savons bien: l'Europe est notre avenir commun."
03 mars 2007
La voie du centre
Après plus de 2 mois d'interruption, je reprends aujourd'hui l'écriture de ce blog. Pourquoi me suis-je arrêté ?! La fatigue, l'ennui, et une forme de lassitude qui m'a conduit vers le renfermement. Il fallait bien réagir pour ne pas sombrer. Encore une fois, et combien de fois l'a-t-il fallu au cours de mon existence !, j'ai trouvé les ressources nécessaires au rebond, et me voici à nouveau vivant.
Pour cette reprise, j'ai envie de parler de la campagne électorale. Ce n'est pas un hasard si je retiens ce sujet, car les derniers événements politiques ont contribué à mon retour en forme. Depuis quelques mois en effet, je trouve pertinent la position de François Bayrou, et je défends plusieurs de ses idées. Cela n'a rien d'étonnant au fond, puisque j'ai toujours eu l'âme centriste. En 1981, après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, j'ai adhéré au Centre des démocrates sociaux, composante de l'UDF, pour partir à la reconquête du pouvoir. Après ma démission du CDS, à cause d''un virage à droite qui n'a cessé de se poursuivre, j'ai penché à gauche. Eh oui ! Aussi curieux que cela puisse paraître compte tenu de mes origines familiales et sociales, à partir du début des années 1990, j'ai voté socialiste dans bien des cas. J'y vois au moins deux raisons. D'abord, la croyance dans laquelle j'ai été bercée depuis ma naissance s'est révélée fausse. En 1981, les chars de l'armée rouge ne sont pas venus stationner place de la Concorde ! En rappelant cette anecdote bien connue, j'exagère à peine la forme de pensée qui traversait la bourgeoisie française à l'époque. Ensuite, à partir de 1989, année de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement du communisme, la donne géopolitique a été bouleversée.
Mon parcours à gauche aura finalement duré peu de temps. Jospin ne m'a pas convaincu lors de sa campagne de 2002, mais surtout Fabius a fini de rompre le fil qui me liait encore au parti socialiste. Sa campagne contre l'Europe en 2005 pour des raisons de stratégie personnelle m'a dégoûté. Alors voir Ségolène Royal le récupérer aujourd'hui pour sa propre campagne présidentielle, basta !
Bayrou donc ! J'y pense depuis plusieurs mois. J'y pense après avoir dit « pourquoi pas », à un certain moment, à Nicolas Sarkozy. Il fallait un sursaut, me disais-je, une volonté forte pour entraîner les Français dans une démarche volontaire de réforme. Cependant, Sarkozy incarne une droite autoritariste, de confrontation d'une partie de la société contre l'autre, dans laquelle je ne me reconnais pas. Ce n'est pas par l'affrontement que nous règlerons nos problèmes, bien réels. François Bayrou, lui, prône le rassemblement des Français pour agir ensemble. Il le fait d'une façon tranquille, centriste, qui me plaît. Au-delà de cette posture, ses propositions me conviennent : relancer la construction de l'Europe en proposant une Europe à deux cercles, en finir avec le 49-3, garantir une véritable indépendance de la Justice en faisant confirmer la nomination du garde des Sceaux par un vote des deux tiers du Parlement, en finir avec les départements en privilégiant les régions... Sa politique, s'il est élu, aura l'avantage de modifier de fond en comble le fonctionnement institutionnel de la France, base du changement attendu. C'est pourquoi j'y crois, et j'espère que bien des citoyens feront le même raisonnement, et apporteront leur voix à François Bayrou.
Pour cette reprise, j'ai envie de parler de la campagne électorale. Ce n'est pas un hasard si je retiens ce sujet, car les derniers événements politiques ont contribué à mon retour en forme. Depuis quelques mois en effet, je trouve pertinent la position de François Bayrou, et je défends plusieurs de ses idées. Cela n'a rien d'étonnant au fond, puisque j'ai toujours eu l'âme centriste. En 1981, après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, j'ai adhéré au Centre des démocrates sociaux, composante de l'UDF, pour partir à la reconquête du pouvoir. Après ma démission du CDS, à cause d''un virage à droite qui n'a cessé de se poursuivre, j'ai penché à gauche. Eh oui ! Aussi curieux que cela puisse paraître compte tenu de mes origines familiales et sociales, à partir du début des années 1990, j'ai voté socialiste dans bien des cas. J'y vois au moins deux raisons. D'abord, la croyance dans laquelle j'ai été bercée depuis ma naissance s'est révélée fausse. En 1981, les chars de l'armée rouge ne sont pas venus stationner place de la Concorde ! En rappelant cette anecdote bien connue, j'exagère à peine la forme de pensée qui traversait la bourgeoisie française à l'époque. Ensuite, à partir de 1989, année de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement du communisme, la donne géopolitique a été bouleversée.
Mon parcours à gauche aura finalement duré peu de temps. Jospin ne m'a pas convaincu lors de sa campagne de 2002, mais surtout Fabius a fini de rompre le fil qui me liait encore au parti socialiste. Sa campagne contre l'Europe en 2005 pour des raisons de stratégie personnelle m'a dégoûté. Alors voir Ségolène Royal le récupérer aujourd'hui pour sa propre campagne présidentielle, basta !
Bayrou donc ! J'y pense depuis plusieurs mois. J'y pense après avoir dit « pourquoi pas », à un certain moment, à Nicolas Sarkozy. Il fallait un sursaut, me disais-je, une volonté forte pour entraîner les Français dans une démarche volontaire de réforme. Cependant, Sarkozy incarne une droite autoritariste, de confrontation d'une partie de la société contre l'autre, dans laquelle je ne me reconnais pas. Ce n'est pas par l'affrontement que nous règlerons nos problèmes, bien réels. François Bayrou, lui, prône le rassemblement des Français pour agir ensemble. Il le fait d'une façon tranquille, centriste, qui me plaît. Au-delà de cette posture, ses propositions me conviennent : relancer la construction de l'Europe en proposant une Europe à deux cercles, en finir avec le 49-3, garantir une véritable indépendance de la Justice en faisant confirmer la nomination du garde des Sceaux par un vote des deux tiers du Parlement, en finir avec les départements en privilégiant les régions... Sa politique, s'il est élu, aura l'avantage de modifier de fond en comble le fonctionnement institutionnel de la France, base du changement attendu. C'est pourquoi j'y crois, et j'espère que bien des citoyens feront le même raisonnement, et apporteront leur voix à François Bayrou.
29 mai 2006
Souvenir d'un non
De retour à mon travail, j’ai essayé de lancer la conversation sur les conséquences du non au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe, un an après. Aucun de mes collègues n’a été intéressé. Le seul a réagir a eu cette formule lapidaire : « Oh ! C’est oublié tout ça. ». L’oubli pour ne pas s’interroger… Moi, j’ai toujours du mal à tracer un trait sur ce qui était le plus beau projet politique des prochaines années : la création d’une Europe politiquement forte. En votant non, les Français, sans forcément en être conscients, ont décidé de se placer à leur vrai niveau.
Une anecdote pour en témoigner. En 2005, j'ai animé plusieurs journées de formation auprès de jeunes travaillant dans le milieu automobile. A l'approche du référendum, les jeunes n’ont pas manqué de m'interroger sur mon vote. Ma réponse a aussitôt fusé : "Je voterai oui, évidemment !". "Comment, vous, vous voterez oui à un texte ultralibéral !" Plutôt que d'argumenter, j’ai préféré les écouter. Je voulais comprendre pourquoi des jeunes âgés de 20 à 25 ans étaient prêts à couler le projet d'une Europe politique. La réponse de l'un d'entre eux m’a stupéfié : "Ce texte ne prend pas en compte la défense de nos retraites..." En mélangeant tout, on aboutit au pire. En effet, il vaut mieux oublier.
18 mai 2006
Le sida d'Armenonville
En allant prendre le métro à la station Hôtel de Ville (Paris), j'ai croisé près du pont au Double un homme âgé d'une cinquantaine d'années portant une pancarte autour du cou. Dessus était écrit : "L'euro est mort. Industrialisons l'Europe. Cheminade 2007.". Si je me souviens bien, Cheminade voulait déjà être candidat à l'élection présidentielle en 1995 et 2002. A chaque fois, il a échoué dans sa tentative. Le voici donc de retour sur la scène politique aidé par la force tranquille d'un militant de base. Il doit en falloir du courage et de la conviction pour militer à 8 h 30 du matin dans la rue ! Lorsque le feu rouge stoppait le flot de voitures, l'homme se précipitait pour apporter la bonne parole cheminadiste. Hélas pour lui et son grand homme, les automobilistes avaient d'autres soucis en tête : aucun n'a accepté de baisser la vitre. Décidément, les Français n'ont plus goût au débat !
Aujourd'hui, j'ai participé au Pavillon d'Armenonville, près de Paris, à un colloque sur le VIH organisé par un grand laboratoire. De nombreux médecins ont pris la parole pour parler CD4, charge virale, stratégie ou tactique thérapeutique (ce qui n'est pas la même chose), études, cohortes et autres sujets très importants. Des séropos étaient présents et certains ont pris la parole pour discuter à égalité avec les médecins. Ils ont démontré encore une fois que le sida a été une source essentielle de transformation des relations entre les patients et les médecins. Avant le sida, le monde médical avait tout pouvoir. Avec le sida, les chercheurs, les médecins, les infirmières ont découvert des malades militants qui exigeaient une autre forme de relation notamment au niveau de l'information. Les malades se sont formés et ont appris à décrypter l'inconnu. Cela change tout. Martin Hirsch, directeur d'Emmaüs France, qui intervenait sur le thème "En quoi le sida a-t-il changé la société ?" l'a très bien souligné. "Le sida, a-t-il dit, a donné une place au patient tout à fait différente de ce qu'elle était." Parmi les non médecins qui sont intervenus, je dois aussi évoquer Didier Lestrade. Je sais que le cofondateur d'Act Up-Paris est beaucoup critiqué. Moi, je l'apprécie pour son discours toujours décapant. Cette fois, il a dénoncé le silence du corps médical sur la reprise des contaminations. "Vous n'êtes pas là pour augmenter vos files actives, a-t-il déclaré. Vous devez manifester votre autorité car c'est votre travail, parce que c'est votre éthique." Bien dit, non ?!
Aujourd'hui, j'ai participé au Pavillon d'Armenonville, près de Paris, à un colloque sur le VIH organisé par un grand laboratoire. De nombreux médecins ont pris la parole pour parler CD4, charge virale, stratégie ou tactique thérapeutique (ce qui n'est pas la même chose), études, cohortes et autres sujets très importants. Des séropos étaient présents et certains ont pris la parole pour discuter à égalité avec les médecins. Ils ont démontré encore une fois que le sida a été une source essentielle de transformation des relations entre les patients et les médecins. Avant le sida, le monde médical avait tout pouvoir. Avec le sida, les chercheurs, les médecins, les infirmières ont découvert des malades militants qui exigeaient une autre forme de relation notamment au niveau de l'information. Les malades se sont formés et ont appris à décrypter l'inconnu. Cela change tout. Martin Hirsch, directeur d'Emmaüs France, qui intervenait sur le thème "En quoi le sida a-t-il changé la société ?" l'a très bien souligné. "Le sida, a-t-il dit, a donné une place au patient tout à fait différente de ce qu'elle était." Parmi les non médecins qui sont intervenus, je dois aussi évoquer Didier Lestrade. Je sais que le cofondateur d'Act Up-Paris est beaucoup critiqué. Moi, je l'apprécie pour son discours toujours décapant. Cette fois, il a dénoncé le silence du corps médical sur la reprise des contaminations. "Vous n'êtes pas là pour augmenter vos files actives, a-t-il déclaré. Vous devez manifester votre autorité car c'est votre travail, parce que c'est votre éthique." Bien dit, non ?!
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