29 septembre 2007
Franchisesmédicales
16 septembre 2007
Paris et la Callas
26 août 2007
Poésie, grandeur et beauté
A l'époque, comme beaucoup, j'avais été ébloui par ce travail mélangeant photographie et peinture et qui aboutissait à une patte si personnelle.
Aujourd'hui, une exposition au Jeu de Paume permet à ceux qui ne connaîtraient pas Pierre et Gilles de se faire une idée de leur travail.
Une autre exposition à découvrir absolument se déroule à l'Institut du monde arabe. "Furûsiyya, Chevaliers en pays d'Islam" présente l'art du chevalier musulman au travers d'une présentation de sabres, d'épées, de casques, d'armures... Ces objets remontent pour certains au VIIIème siècle. A l'heure où le regard porté sur le monde musulman est si lourd de critiques, il n'est pas inutile de se laisser embarquer pour un monde de poésie, de grandeur et de beauté.
Voilà. J'écris très vite ces quelques lignes avant de partir pour quelques jours à la campagne. J'espère à mon retour vous signaler d'autres lieux ou expositions à découvrir. A bientôt.
24 août 2007
Weegee à Maillol
Un jour, dans un livre ou dans un journal, une photo attire l'oeil à cause de son esthétique et parce qu'elle porte un message social fort.Je me souviens de deux d'entre elles.
L'une représente un travesti hilare sortant d'un camion de police dans les années 1930, l'autre montre une salle de cinéma de Washington partagée en son milieu par une barrière infranchissable. D'un côté les Blancs, de l'autre les Noirs. La discrimination au quotidien dans l'Amérique de l'apartheid. J'ignorais de qui étaient ces photos. Je l'ai découvert hier en découvrant l'exposition Weegee au Musée Maillol. Ce photographe américain a photographié l'Amérique durant dix ans, de 1935 à 1945. L'Amérique sombre des meurtres, des accidents, de la pauvreté et des différences sociales.
"Mon appareil photo était toute ma vie, mon amour, mon unique sésame", disait Weegee, qui a pris des dizaines de milliers de photos. 228 sont présentées au Musée Maillol. A voir absolument.
22 août 2007
Europe, Europe, Europe !
21 août 2007
Roi belge et Roi Soleil
Après tout, peu m'importe. Je ne suis pas venu pour elle. Je suis venu pour l'exposition consacrée à "Leonardo da Vinci, The European Genius".
Cela m'a fait plaisir de la voir même si je n'ai pas retrouvé entièrement l'intérêt que j'avais éprouvé en 2003, lorsque j'étais allé voir une exposition au Louvre consacrée au maître.
L'après-midi, mes pas me mènent au Parc de Bruxelles, situé à l'est de la ville. J'aperçois au bout le Palais royal et, en m'approchant, je me rends compte que le public peut le visiter en cette période estivale. Ni une ni deux, moi le républicain, qui ne connais les châteaux de France que vidés de leurs locataires au sang bleu, je me coule dans la peau d'un sujet, et me mêle aux autres visiteurs. Je suis impressionné par la beauté de plusieurs salles couvertes d'or, dont la salle du trône... qui n'abrite aucun trône. Une jeune fille, sans doute étudiante en histoire, m'apprend que la monarchie belge n'est pas très portée sur ce genre de hochet. J'ai pensé au Roi Soleil, tant pis pour moi !
20 août 2007
A pied
Bruxelles
Cette réflexion, peu de personnes l'ont aujourd'hui car la vitesse est inscrite dans le présent du monde. Il faut aller vite, toujours plus vite.
Moi qui aime prendre mon temps, qui aime marcher plutôt que d'emprunter les transports publics ou privés, je ressemble à un homme préhistorique. Et en même temps, force est de constater mon bonheur de me retrouver en si peu de temps à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi, en quelques 90 minutes.
Bruxelles, me voici donc !
19 août 2007
En vacances !
12 août 2007
Du temps pour le bonheur
Vendredi, puis samedi, le téléphone a beaucoup fonctionné entre moi et ma soeur pour nous tenir au courant des indications météorologiques prodiguées par Météo France ou des sites Internet américains.
Samedi soir, contrairement à Météo France, les dernières données américaines prédisaient de la pluie ; le choix du renoncement a donc été fait.
Bien sûr, cette journée de dimanche a été magnifique. En tout cas, l'orage prédit vers 13 h n'est arrivé que le soir, ce qui nous a permis de profiter d'une belle journée. Non pas sur l'eau, donc, mais sur le terre ferme, à l'Espace Rambouillet, où nous avons pu apercevoir des cerfs, des biches, des oiseaux et des sangliers au prix d'une longue marche et d'une patience majestueusement récompensée.
Evidemment le cerf s'enfuit, et vous restez coi devant ce maximum de bêtise humaine exprimée en un minimum de temps.
Alors un conseil : si vous souhaitez découvrir les animaux de l'Espace Rambouillet, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Paris, venez dès l'ouverture pour échapper le plus possible aux blaireaux : ceux-ci ne sortent de leur tanière qu'en début d'après-midi. Ca vous laisse un peu de temps pour le bonheur.
31 juillet 2007
L'absence
J’ai disparu de ce blog durant les 10 derniers jours non pas parce que je suis parti en vacances – ce sera pour dans trois semaines, mais parce que j’ai connu une période intense de lecture, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un bon moment.
J’ai pris plaisir à relire quelques livres présents dans ma bibliothèque : La Vierge des tueurs du Colombien Fernando Vallejo et Avant la nuit du Cubain Reinaldo Arenas.
J’ai aussi découvert un auteur, un vrai, celui dont l’œuvre fait réfléchir en même temps qu’elle vous transporte dans un univers à la fois réel et imaginaire.
Yasmina Khadra, un pseudonyme féminin pour un écrivain homme, a ce talent si particulier et si rare. Avec L’Attentat, il raconte les mystères de la relation dans un couple. Comment l’un (le mari) peut-il connaître si mal l’autre (sa femme) au point de découvrir a posteriori que celle-ci est l’auteur d’un attentat anti-israélien ?
Dans Les Sirènes de Bagdad, Yasmina Khadra raconte le parcours d’un jeune Irakien soumis à l’horreur de la présence militaire américaine dans son pays. L’humiliation et la rancœur le mèneront vers l’irréparable.
Tous ces livres, si différents et si proches à la fois, parlent de guerre, d’amour, de folie et d’espoir. Assez de raisons pour me tenir un peu éloigné de ce blog. Mais c’est promis, mon absence ne durera pas.
17 juillet 2007
Les Nuits Solaires à Montrésor
Les Nuits Solaires ont commencé début juillet à Montrésor et se poursuivront jusqu'à la fin août. Si vous êtes dans la région de Tours, ne passez pas votre chemin sans vous arrêter à Montrésor pour découvrir cette animation nocturne "sons et lumières" et admirer l'un des plus beaux villages de France, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire sur ce blog.Plus d'infos sur le site Montresorseraconte
14 juillet 2007
Les feux de la fête
11 juillet 2007
A bord de "bateau"
10 juillet 2007
Nostalgie
En hiver, il faut bien se nourrir de plats consistants...
Si je ne cite pas le dessert, c'est par choix. Il s'est avéré une cruelle déception.
Le Singe Vert est un lieu de nostalgie. Pour celui qui apprécie le décor des brasseries d'avant-guerre, telles qu'elles se retrouvent au restaurant Polidor à Paris, il se réjouira de découvrir de vieilles publicités d'acools et de cigarettes peintes au mur ou sur de grands miroirs. Il s'émerveillera aussi de ces vieilles pendules marquant le temps comme si celui-ci était hors d'âge, et de ce meuble où les habitués rangeaient autrefois leur rond de serviette. Ah ! Le vieux temps. Dans notre monde moderne où tout change si vite, un peu de constance fait du bien.
Lorsque j'ai payé la note, j'ai félicité la patronne pour ce lieu magnifique. Elle s'est réjouie de ma remarque, et n'a rien fait pour me détromper. Elle aurait dû. J'ai appris plus tard dans la journée que ce restaurant ne datait pas de l'avant-guerre mais du début des années 1980, époque où un malin entrepreneur ayant senti cette nostalgie d'une époque révolue a aménagé cette brasserie typique de la France d'avant. J'ai été un peu déçu par cette découverte. Puis, très vite, le souvenir du bon moment passé dans cette ambiance m'a fait oublier cette nouvelle, et je n'ai plus eu en tête que les publicités des alcools et des cigarettes d'autrefois.
09 juillet 2007
Session d'accueil
Au siège de l'UDF-MoDem, la salle Jean Lecanuet où se tenait cette session d'accueil était comble. Difficile à évaluer mais je pense qu'il y avait largement plus d'une centaine de personnes présentes. Comme le même nombre de nouveaux militants - sinon plus ! - s'étaient déplacés au cours des jours précédents, on comprend mieux l'importance nouvelle du MoDem. Les chiffres donnés par les responsables de la fédération de Paris sont d'ailleurs éloquents : 3 400 adhérents il y a trois mois, plus de 8 000 aujourd'hui.
Au-delà des questions attendues portant sur l'organisation du mouvement, je me suis surtout intéressé à la sociologie du public présent. Moyenne d'âge 45 / 50 ans. Peu de jeunes. Des anciens PS et des anciens Verts. Et une population unanimement blanche à l'exception d'un Noir. Des personnes d'origine maghrébine, aucune !
08 juillet 2007
Solidarité et combativité
Pendant trois jours, 200 artistes et plus d'une centaine d'associations venues de France et de l'étranger font ainsi la fête, discutent et militent pour faire passer des messages de solidarité et de combativité.
J'étais hier aux Solidays. J'ai cru dans un premier temps que la foule était moins nombreuse que l'année dernière ; et puis au fil du temps, j'ai vu arriver des centaines de personnes dans un flux ininterrompu.
Je suis arrivé au moment où les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence - Couvent de Paname célébraient leur messe traditionnelle, spectacle destiné à récolter de l'argent afin de financer des périodes de ressourcement pour les personnes séropositives et leurs proches. La photo ci-contre montre Soeur Ursita Pinage Passif dénonçant l'absence de politiques de prévention concrètes dans les écoles et "un président qui défend les homos à Moscou mais qui accueille dans son gouvernement une homophobe reconnue en la personne de Christine Boutin."
En se promenant dans le village associatif, on croise de drôles de personnages dont on ne sait s'ils sont le produit d'un rêve éveillé où d'un coup de soleil particulièrement féroce.
Et puis il y a le géant cool, très cool, très très cool... ;-)
07 juillet 2007
J'ai entendu le vent
On m'avait dit : "Marseille, tu aimeras ou tu détesteras. Il n'y a pas de p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non.". Pour un Normand, cette approche était plutôt innovante et j'attendais avec impatience de me retrouver dans cette ville si souvent évoquée par mon ami Nicolas. Lui, c'est un amoureux, un fan, un adorateur de la cité phocéenne. Sans parler de l'OM bien sûr, pour lequel il voue un véritable culte. Moi, je m'en fous de l'OM, enfin du foot en général. J'étais seulement en attente de Marseille. Mes premiers pas m'ont vite placé dans le camp des pro Marseille. Au cours du trajet effectué à pied de la gare Saint-Charles au Vieux Port, j'ai ressenti la diversité que j'aime tant. Tout est différence et mélange dans cette ville : les gens, la couleur de peau, les religions, la musique..., on saisit tout cela en quelques instants.
Au cours des quatre jours passés à Marseille, je me suis beaucoup promené. Le soir, j'allais à la découverte des quartiers.Dans le quartier du Panier, derrière l'Hôtel de Ville, j'ai découvert la place des Moulins, où j'ai entendu le vent comme jamais ailleurs dans une aussi grande ville. Je suis resté un long moment à écouter ce vent. Une rue plus loin, j'ai entendu à quelques minutes d'intervalles du raï chanté à tue-tête, puis du Mike Brant. Mélange des genres, vous dis-je !
La jeunesse m'a aussi beaucoup plu. Elle est largement présente dans la
ville, diverse et de caractère. Elle est aussi libre dans son approche vestimentaire. J'ai été surpris de voir à plusieurs reprises des ados portant des bretelles. Y a-t-il une autre ville en France où des jeunes portent encore des bretelles ? J'ai trouvé ça charmant.Marseille est un énorme chantier. Il y a des trous partout. Le tramway vient d'être inauguré sans que cela signifie la fin des travaux. On creuse, on rénove, on répare, on construit. Est-ce pour cela que la ville est si sale ? Si on ne le voit pas, les gens s'empressent de vous le faire remarquer en le regrettant. Plusieurs Marseillais m'en ont parlé
sans que j'aie besoin d'aborder le sujet.En fin de compte, je n'aurais connu qu'un agacement à Marseille. Mais est-ce typique de Marseille, ou une particularité méditerranéenne ? Le service dans les restaurants est d'une lenteur insupportable. Il faut sans cesse rappeler que l'on attend son plat, son café, l'addition depuis de très longues minutes. C'est pénible mais c'est peu-être cela aussi l'identité de Marseille.