22 août 2007

Europe, Europe, Europe !

Mon dernier jour à Bruxelles. Il pleut des cordes toute la journée. Je me rends d'abord au Musée des Sciences naturelles pour voir une exposition amusante, si je puis dire, intitulée Meurtre au Muséum. En même temps que le visiteur découvre les techniques actuelles de la police scientifique, il doit enquêter pour résoudre une énigme policière. La démarche est intéressante, surtout pour les plus jeunes.Bien sûr, je passe par le Centre belge de la bande dessinée où se tient une exposition elle aussi très intéressante. A l'occasion des 50 ans du traité de Rome, le Centre propose de regarder les Européens par le biais de la BD. Comment les Européens se voient-ils les uns les autres ? Quels clichés véhiculent-ils ? Ces questions trouvent des réponses drôles et parfois étonnantes.

21 août 2007

Roi belge et Roi Soleil

Je n'aime pas la basilique nationale de Koekelberg. Je la trouve massive et inesthétique. J'apprends que c'est normal. Dans le Lonely Planet sur Bruxelles que je trimbale avec moi, l'auteur précise que cette église, une des 5 plus grandes du monde, "provoque admiration ou aversion chez les visiteurs". Pour moi, c'est donc aversion.

Après tout, peu m'importe. Je ne suis pas venu pour elle. Je suis venu pour l'exposition consacrée à "Leonardo da Vinci, The European Genius".

Cela m'a fait plaisir de la voir même si je n'ai pas retrouvé entièrement l'intérêt que j'avais éprouvé en 2003, lorsque j'étais allé voir une exposition au Louvre consacrée au maître.

L'après-midi, mes pas me mènent au Parc de Bruxelles, situé à l'est de la ville. J'aperçois au bout le Palais royal et, en m'approchant, je me rends compte que le public peut le visiter en cette période estivale. Ni une ni deux, moi le républicain, qui ne connais les châteaux de France que vidés de leurs locataires au sang bleu, je me coule dans la peau d'un sujet, et me mêle aux autres visiteurs. Je suis impressionné par la beauté de plusieurs salles couvertes d'or, dont la salle du trône... qui n'abrite aucun trône. Une jeune fille, sans doute étudiante en histoire, m'apprend que la monarchie belge n'est pas très portée sur ce genre de hochet. J'ai pensé au Roi Soleil, tant pis pour moi !

20 août 2007

A pied

Il pleut bien sûr. Non pas parce que je me trouve à Bruxelles, arrêtez les a priori ! Il pleut parce que la société industrielle a déréglé le climat. L'été pourri de 2007, comme la canicule de 2003, n'est pas la conséquence du changement climatique, mais le résultat de l'activité humaine. Il est toujours bon d'être clair lorsqu'il s'agit de désigner les responsables.

J'arrive sur la Grand-Place où se dresse une immense estrade dans le cadre du Festival de musique d'été. Puis je déambule dans les quartiers de Bruxelles durant toute la journée afin de reprendre contact avec la ville. Je n'étais pas venu depuis 2 ans. J'ai besoin de temps pour retrouver mes marques, à pied.

Bruxelles

Dans ce monde de technologie, je ne devrais pas m'étonner de me retrouver à Bruxelles moins d'une heure et demie après avoir quitté Paris grâce au Thalis, ce train qui relie à grande vitesse les villes sinon les peuples du Nord de l'Europe. Pourtant, je suis fait ainsi. Cette quasi téléportation d'une capitale à une autre me trouble tant elle me paraît si peu naturelle, si éloignée de ce que l'homme devrait vivre dans son rapport au temps.

Cette réflexion, peu de personnes l'ont aujourd'hui car la vitesse est inscrite dans le présent du monde. Il faut aller vite, toujours plus vite.

Moi qui aime prendre mon temps, qui aime marcher plutôt que d'emprunter les transports publics ou privés, je ressemble à un homme préhistorique. Et en même temps, force est de constater mon bonheur de me retrouver en si peu de temps à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi, en quelques 90 minutes.

Bruxelles, me voici donc !

19 août 2007

En vacances !

Je suis en vacances depuis vendredi soir. Trois semaines de liberté bien venues qui vont d'abord me mener à Bruxelles pour voir l'exposition "Leonardo da Vinci, The European Genius" à la Basilique de Koekelberg. Ensuite... Eh bien ensuite, on verra. Si j'ai le temps, et le courage d'écrire, je vous raconterai toutes mes "aventures" !

12 août 2007

Du temps pour le bonheur

Aujourd'hui, je devais faire du bateau sur la Seine à bord du Guivirad, un presque yacht appartenant à ma soeur et à son mari. Nous avions programmé cette croisière le week end dernier en nous donnant pour seule limite la météo. S'il faisait mauvais, nous renoncerions à notre projet.
Vendredi, puis samedi, le téléphone a beaucoup fonctionné entre moi et ma soeur pour nous tenir au courant des indications météorologiques prodiguées par Météo France ou des sites Internet américains.
Samedi soir, contrairement à Météo France, les dernières données américaines prédisaient de la pluie ; le choix du renoncement a donc été fait.
Bien sûr, cette journée de dimanche a été magnifique. En tout cas, l'orage prédit vers 13 h n'est arrivé que le soir, ce qui nous a permis de profiter d'une belle journée. Non pas sur l'eau, donc, mais sur le terre ferme, à l'Espace Rambouillet, où nous avons pu apercevoir des cerfs, des biches, des oiseaux et des sangliers au prix d'une longue marche et d'une patience majestueusement récompensée. Il y avait aussi, hélas, des blaireaux. Un genre de bestioles qui, en général, se déplacent par groupes de quelques individus et dont le plaisir dominical, voire quotidien, est de faire le plus de bruit possible avec un maximum de vulgarité. Ca marche à tous les coups. Imaginez ce que cela peut donner lorsque de votre côté, vous vous approchez à pas feutrés d'un cerf craintif. Au moment où vous vous dites intérieurement :"Enfin, je suis tout près de lui, je vais pouvoir admirer cette beauté.", vous entendez un hurlement préhumain : "R'gardez, y en a un qu'est là !".
Evidemment le cerf s'enfuit, et vous restez coi devant ce maximum de bêtise humaine exprimée en un minimum de temps.
Alors un conseil : si vous souhaitez découvrir les animaux de l'Espace Rambouillet, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Paris, venez dès l'ouverture pour échapper le plus possible aux blaireaux : ceux-ci ne sortent de leur tanière qu'en début d'après-midi. Ca vous laisse un peu de temps pour le bonheur.

31 juillet 2007

L'absence

J’ai disparu de ce blog durant les 10 derniers jours non pas parce que je suis parti en vacances – ce sera pour dans trois semaines, mais parce que j’ai connu une période intense de lecture, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un bon moment.

J’ai pris plaisir à relire quelques livres présents dans ma bibliothèque : La Vierge des tueurs du Colombien Fernando Vallejo et Avant la nuit du Cubain Reinaldo Arenas.

J’ai aussi découvert un auteur, un vrai, celui dont l’œuvre fait réfléchir en même temps qu’elle vous transporte dans un univers à la fois réel et imaginaire.

Yasmina Khadra, un pseudonyme féminin pour un écrivain homme, a ce talent si particulier et si rare. Avec L’Attentat, il raconte les mystères de la relation dans un couple. Comment l’un (le mari) peut-il connaître si mal l’autre (sa femme) au point de découvrir a posteriori que celle-ci est l’auteur d’un attentat anti-israélien ?

Dans Les Sirènes de Bagdad, Yasmina Khadra raconte le parcours d’un jeune Irakien soumis à l’horreur de la présence militaire américaine dans son pays. L’humiliation et la rancœur le mèneront vers l’irréparable.

Tous ces livres, si différents et si proches à la fois, parlent de guerre, d’amour, de folie et d’espoir. Assez de raisons pour me tenir un peu éloigné de ce blog. Mais c’est promis, mon absence ne durera pas.

17 juillet 2007

Les Nuits Solaires à Montrésor

Les Nuits Solaires ont commencé début juillet à Montrésor et se poursuivront jusqu'à la fin août. Si vous êtes dans la région de Tours, ne passez pas votre chemin sans vous arrêter à Montrésor pour découvrir cette animation nocturne "sons et lumières" et admirer l'un des plus beaux villages de France, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire sur ce blog.


Plus d'infos sur le site Montresorseraconte

14 juillet 2007

Les feux de la fête


J'ai pris trois trains pour remonter de Montrésor jusqu'à L'Aigle en Normandie, afin de fêter le brevet et les 16 ans de ma filleule Marie-Laure, et assister au feu d'artifice traditionnellement tiré ici la veille du 14 Juillet. J'ai été ravi d'assister à ce spectacle superbe et de prendre ces quelques photos aux accents cocardiers.

11 juillet 2007

A bord de "bateau"


Depuis que je viens à Montrésor, je n'avais pas encore fait de promenade en barque sur l'Indrois, la rivière qui traverse le village. A bord de "bateau", le nom de notre navire, nous sommes partis Catherine et moi pour une croisière de 2 heures. Au cours de notre aventure maritime, nous avons croisé un canard et un ragondin, écouté le vent et parlé aux arbres. C'était bien.



10 juillet 2007

Nostalgie

Je suis arrivé par le TGV de 11 h 50 à Saint-Pierre-des-Corps avec mon amie Catherine. Dès la descente du train, nous avons subi les assauts de la pluie tourangelle, et il a fallu un bon parapluie « made in San Francisco », cadeau d'une american friend de Catherine, pour nous assurer un parcours à sec jusqu'à la voiture. Le temps de rejoindre Tours et nous nous sommes attablés au Singe Vert, un bistrot gourmand de la rue Marceau. Le menu a été le premier critère ayant motivé notre choix pour nous arrêter dans ce restaurant : rillons à l'ananas en entrée et andouillettes au chinon accompagnées de pommes de terre pour la suite.

En hiver, il faut bien se nourrir de plats consistants...

Si je ne cite pas le dessert, c'est par choix. Il s'est avéré une cruelle déception.

Le Singe Vert est un lieu de nostalgie. Pour celui qui apprécie le décor des brasseries d'avant-guerre, telles qu'elles se retrouvent au restaurant Polidor à Paris, il se réjouira de découvrir de vieilles publicités d'acools et de cigarettes peintes au mur ou sur de grands miroirs. Il s'émerveillera aussi de ces vieilles pendules marquant le temps comme si celui-ci était hors d'âge, et de ce meuble où les habitués rangeaient autrefois leur rond de serviette. Ah ! Le vieux temps. Dans notre monde moderne où tout change si vite, un peu de constance fait du bien.

Lorsque j'ai payé la note, j'ai félicité la patronne pour ce lieu magnifique. Elle s'est réjouie de ma remarque, et n'a rien fait pour me détromper. Elle aurait dû. J'ai appris plus tard dans la journée que ce restaurant ne datait pas de l'avant-guerre mais du début des années 1980, époque où un malin entrepreneur ayant senti cette nostalgie d'une époque révolue a aménagé cette brasserie typique de la France d'avant. J'ai été un peu déçu par cette découverte. Puis, très vite, le souvenir du bon moment passé dans cette ambiance m'a fait oublier cette nouvelle, et je n'ai plus eu en tête que les publicités des alcools et des cigarettes d'autrefois.

09 juillet 2007

Orages, pluie, parapluie

Juillet à Paris
Il n'y a vraiment rien à ajouter ;-(

Session d'accueil

Le MoDem a organisé la semaine dernière une série de sessions d'accueil des nouveaux militants de la fédération de Paris. J'ai assisté à la réunion de vendredi bien que handicapé par un épouvantable mal de tête, conséquence probable du mistral marseillais, qui m'a fait hésiter jusqu'à la dernière minute. N'écoutant que mon courage ;-), et fortement motivé pour connaître mes alter ego, j'ai finalement fait le déplacement.

Au siège de l'UDF-MoDem, la salle Jean Lecanuet où se tenait cette session d'accueil était comble. Difficile à évaluer mais je pense qu'il y avait largement plus d'une centaine de personnes présentes. Comme le même nombre de nouveaux militants - sinon plus ! - s'étaient déplacés au cours des jours précédents, on comprend mieux l'importance nouvelle du MoDem. Les chiffres donnés par les responsables de la fédération de Paris sont d'ailleurs éloquents : 3 400 adhérents il y a trois mois, plus de 8 000 aujourd'hui.

Au-delà des questions attendues portant sur l'organisation du mouvement, je me suis surtout intéressé à la sociologie du public présent. Moyenne d'âge 45 / 50 ans. Peu de jeunes. Des anciens PS et des anciens Verts. Et une population unanimement blanche à l'exception d'un Noir. Des personnes d'origine maghrébine, aucune !

J'espère que cette soirée était une exception, et que de nombreux citoyens de toutes origines ont rejoint ou rejoindront le MoDem. Sinon ce serait assez triste, et de mauvais augure pour incarner un mouvement représentatif et populaire.

08 juillet 2007

Solidarité et combativité

Comme chaque année en juillet, le Festival Solidays rassemble sur l'hippodrome de Longchamp (ouest de Paris) des milliers de jeunes (et moins jeunes !) venus écouter de la musique et soutenir la lutte contre le sida.
Pendant trois jours, 200 artistes et plus d'une centaine d'associations venues de France et de l'étranger font ainsi la fête, discutent et militent pour faire passer des messages de solidarité et de combativité.
J'étais hier aux Solidays. J'ai cru dans un premier temps que la foule était moins nombreuse que l'année dernière ; et puis au fil du temps, j'ai vu arriver des centaines de personnes dans un flux ininterrompu.
"Les soeurs sont en colère"

Je suis arrivé au moment où les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence - Couvent de Paname célébraient leur messe traditionnelle, spectacle destiné à récolter de l'argent afin de financer des périodes de ressourcement pour les personnes séropositives et leurs proches. La photo ci-contre montre Soeur Ursita Pinage Passif dénonçant l'absence de politiques de prévention concrètes dans les écoles et "un président qui défend les homos à Moscou mais qui accueille dans son gouvernement une homophobe reconnue en la personne de Christine Boutin."

Etranges personnages

En se promenant dans le village associatif, on croise de drôles de personnages dont on ne sait s'ils sont le produit d'un rêve éveillé où d'un coup de soleil particulièrement féroce.






Et puis il y a le géant cool, très cool, très très cool... ;-)

07 juillet 2007

J'ai entendu le vent

On m'avait dit : "Marseille, tu aimeras ou tu détesteras. Il n'y a pas de p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non.". Pour un Normand, cette approche était plutôt innovante et j'attendais avec impatience de me retrouver dans cette ville si souvent évoquée par mon ami Nicolas. Lui, c'est un amoureux, un fan, un adorateur de la cité phocéenne. Sans parler de l'OM bien sûr, pour lequel il voue un véritable culte. Moi, je m'en fous de l'OM, enfin du foot en général. J'étais seulement en attente de Marseille. Mes premiers pas m'ont vite placé dans le camp des pro Marseille. Au cours du trajet effectué à pied de la gare Saint-Charles au Vieux Port, j'ai ressenti la diversité que j'aime tant. Tout est différence et mélange dans cette ville : les gens, la couleur de peau, les religions, la musique..., on saisit tout cela en quelques instants.

Au cours des quatre jours passés à Marseille, je me suis beaucoup promené. Le soir, j'allais à la découverte des quartiers.
Dans le quartier du Panier, derrière l'Hôtel de Ville, j'ai découvert la place des Moulins, où j'ai entendu le vent comme jamais ailleurs dans une aussi grande ville. Je suis resté un long moment à écouter ce vent. Une rue plus loin, j'ai entendu à quelques minutes d'intervalles du raï chanté à tue-tête, puis du Mike Brant. Mélange des genres, vous dis-je !
La jeunesse m'a aussi beaucoup plu. Elle est largement présente dans la ville, diverse et de caractère. Elle est aussi libre dans son approche vestimentaire. J'ai été surpris de voir à plusieurs reprises des ados portant des bretelles. Y a-t-il une autre ville en France où des jeunes portent encore des bretelles ? J'ai trouvé ça charmant.
Marseille est un énorme chantier. Il y a des trous partout. Le tramway vient d'être inauguré sans que cela signifie la fin des travaux. On creuse, on rénove, on répare, on construit. Est-ce pour cela que la ville est si sale ? Si on ne le voit pas, les gens s'empressent de vous le faire remarquer en le regrettant. Plusieurs Marseillais m'en ont parlé sans que j'aie besoin d'aborder le sujet.
En fin de compte, je n'aurais connu qu'un agacement à Marseille. Mais est-ce typique de Marseille, ou une particularité méditerranéenne ? Le service dans les restaurants est d'une lenteur insupportable. Il faut sans cesse rappeler que l'on attend son plat, son café, l'addition depuis de très longues minutes. C'est pénible mais c'est peu-être cela aussi l'identité de Marseille.

01 juillet 2007

Marche des Fiertés LGBT

Cette fois, je n'ai pas assisté à l'intégralité de la Marche des Fiertés parisienne comme j'ai pris l'habitude de le faire depuis une dizaine d'années. Je suis passé vers 15 h à Montparnasse, lieu de départ de la Marche, et j'ai remonté le cortège jusqu'au boulevard Saint-Michel. Arrivé à l'angle du boulevard Saint-Germain, après avoir pris quelques photos, je me suis éclipsé. Je n'ai pas trouvé l'ambiance aussi festive que lors des éditions précédentes, un peu comme si ce type d'événement était arrivé au bout de ce qu'il pouvait apporter. Je me suis même demandé si 2008 ne devrait pas inaugurer une nouvelle forme de militantisme genre création d'un festival de musique pour les droits LGBT. Mais on me rétorquera, sans doute avec raison, que des festivals existent déjà et qu'ils sont rattachés à des évévements forts. C'est le cas du festival Solidays, qui se déroulera le week end prochain. Alors autre chose, mais quoi ?! Cela demande réflexion. Si vous avez des idées, n'hésitez pas à laisser des commentaires.





La capote géante de Sida Info Service







Les positions anti mariage homo s'affichent boulevard Saint-Michel





Vers 17 h, je suis revenu, et j'ai croisé les militants d'Act Up.



"Séropos, au boulot !"






Voilà. Cette Marche ne restera pas pour moi un grand cru. Elle m'aura juste donné l'occasion de rencontrer la délégation de Centr'Egaux, proche du MoDem, qui "milite pour l'égalité des droits entre les citoyens hétérosexuels et homosexuels, lutte contre l'homophobie et toutes les formes de discriminations dont sont victimes les personnes LGBT". J'ai demandé à l'un des marcheurs s'il avait reçu sa carte du MoDem. Il m'a dit que non. Comme moi, il est dans l'attente.

29 juin 2007

MoDem, Sida, Marseille

Je n'ai toujours pas reçu ma carte d'adhérent du MoDem. Un mois après, cela est-il vraiment étonnant ? Il est sans doute difficile de fabriquer en quelques semaines 45 ou 50 000 cartes pour une foultitude venue soutenir dans un mouvement populaire somme toute assez incroyable un nouveau parti politique.
Au fait, où sont-elles fabriquées ces cartes ? En Chine, en Inde, en Afrique, ou dans une entreprise française ? Je me promets de poser la question le jour où je rencontrerai un responsable du MoDem.
Ce jour, je n'aurai pas très longtemps à l'attendre. Hier, j'ai reçu un courriel signé Marielle de Sarnez, présidente de la Fédération de Paris. Elle m'invite à une session d'accueil des nouveaux adhérents début juillet. Ce sera ma première réunion officielle, et je suis bien impatient d'y être afin de me confronter à la réalité du terrain.
En attendant, Je suis dans une autre impatience. Celle de partir à Marseille afin de couvrir d'un point de vue quasi journalistique les à-côtés de la Conférence internationale sur le sida Aids Impact, du 2 au 4 juillet. Sida Info Service a ouvert un blog à cette occasion, « Sida-Marseille 2007 », et je vous invite à le découvrir et à en faire profiter vos relations.
Marseille, je ne connais pas. J'y ferai mes premiers pas comme un gamin découvrant un nouveau jeu, avec je l'espère suffisamment de maturité pour ne pas me laisser envahir par les a priori liés à cette ville. On en entend tellement sur Marseille.
Dans quelques jours, quand je reviendrai, aurai-je réussi à me faire une opinion honnête ? Allez ! On verra bien. J'essayerai de raconter et, éventuellement, vous me donnerez votre opinion. ;-)

26 juin 2007

L'homme au yaourt

Je l'ai croisé à la station de métro Hôtel de Ville, cet homme d'un âge certain, ce pauvre hère comme on disait autrefois. Il s'était procuré un yaourt de je ne sais quelle manière, peut-être en le dérobant dans un magasin d'alimentation du quartier, peut-être de manière honnête grâce aux quelques sous obtenus en mendiant. Peu importe après tout. En tout cas, il faisait peine à voir cet homme avec ses vêtements usés, ses chaussures élimées et cette barbe de vieillard qui rendait encore plus dramatique son geste d'indigent. J'ai vu cet homme courbé comme peu d'hommes de cet âge peuvent encore le faire, le visage presque au niveau du sol. Il n'y avait plus qu'une distance de quelques centimètres entre la bouche de cet homme et le yaourt répandu. J'ai cru un instant qu'il lapait. Mais non, le doigt de sa main droite ramassait le yaourt répandu et il l'engloutissait dans sa bouche édentée. Il ne voulait rien perdre. Il ne pouvait rien perdre. Ce yaourt était peut-être son seul repas du soir, il était impossible de l'abandonner là, sur l'asphalte, comme peuvent le faire certains enfants dont la boule de glace tombe malencontreusement à terre. A cet instant, je fus un passant comme les autres. J'ai jeté un coup d'oeil, et j'ai poursuivi mon chemin.

22 juin 2007

Un jour sans train

Je ne peux pas taire cette anecdote ô combien révélatrice de la triste situation dans laquelle végète depuis tant d'années la SNCF. Vous savez que je rends compte régulièrement sur ce blog de mes multiples mésaventures vécues sur la ligne Paris-Granville. J'en suis arrivé à me persuader que cette ligne était la plus maudite du réseau ferroviaire français, puisque les retards, annulations, incidents et autres turpitudes sont le lot quasi quotidien des voyageurs normands. Eh bien non ! Il y a aussi la ligne Collioure Toulouse. Mardi dernier, j'avais prévu de remonter vers Toulouse par le train de 10 h 58, train qui me permettait d'arriver dans les temps à l'aéroport de Blagnac pour embarquer dans un avion pour Paris. Or, arrivé au guichet, la préposée aux (mauvaises) nouvelles m'a annoncé que le train était supprimé "à cause de problèmes matériels". Bien sûr, à partir de cet instant, j'ai connu un grand moment de solitude. La SNCF n'ayant rien à faire des voyageurs laissés en rade - pas d'autres trains envisagés, pas de navette autoroutière prévue, non, rien de rien ! - j'ai dû me débrouiller tout seul pour trouver un taxi à Collioure afin de gagner Perpignan dans les trois quarts d'heure et récupérer un train pour Toulouse. J'ai eu une chance pas possible car ce scénario idéal s'est produit. Cela m'a coûté un peu moins de 50 €, mais j'y suis arrivé ! L'avion est parti à l'heure à l'aller comme au retour, et la voiture m'a tiré d'un mauvais pas. Encore une fois, je ne peux que témoigner de l'inefficacité de la SNCF et regretter encore une fois que rien ne change, sinon l'incompétence.

J'avais besoin de faire une pause

Le 12 juin dernier, je suis arrivé au travail en traînant les pieds. Depuis quelques jours, je ne me sentais pas très bien, et imaginer vivre une nouvelle journée sans passion ni perspectives intéressantes me minait encore plus. J'ai alors décidé de réagir en cherchant sur Internet une destination pour me changer les idées le temps d'un ouikend prolongé. Finalement j'ai choisi de partir quatre jours dans le sud, à Toulouse et Carcassonne. J'ai acheté un aller-retour sur Air France, et je suis parti samedi 16 juin pour la ville rose. Ca tombait bien, c'était jour de Gay Pride, ou Marche des Fiertés comme on dit maintenant.






Plus tard, j'ai pris un train pour Carcassonne. Je suis content d'avoir découvert cette cité médiévale même si je la trouve trop courtisée par le système de l'attrape-touriste. Cela nuit à l'intérêt du séjour. Mai que voulez-vous, lorsqu'une ville dispose d'un lieu aussi beau, on comprend que le commerce cherche à se développer.




Enfin, je suis allé encore plus loin vers le sud sur les recommandations d'un ami, à Collioure dont j'avais vaguement entendu parler mais que je ne connaissais absolument pas. Collioure, comment dire, c'est un bijou ! J'ai été époustouflé par ce petit port dominé par le château royal, par ce jardin d'oliviers et ce retable de l'église Notre-Dame-des-Anges. J'ai passé à Collioure un moment formidable, un moment qui m'a redonné le goût d'avancer.