Ce matin, je fais des courses dans mon magasin d'alimentation habituel. Je prends quelques pommes, quelques patates, une courgette, et m'en vais peser le tout sur l'un des trois pèse-légumes disponibles. Pendant que j'officie, alors que deux autres pèse-légumes sont libres, une pimbêche trentenaire vient poser son sac de légumes sur MON pèse-légumes, sans un regard pour moi, comme si je n'existais pas. Je lui fais remarquer que je suis en train de peser mes propres légumes et que deux autres pèse-légumes sont disponibles. Elle répond : "Mais vous ne l'utilisez pas !" Je lui fais remarquer que si, que je suis en train de déposer un premier sac dans mon cabas, et que je m'apprête à en peser un autre, bref que j'occupe ce pèse-légumes et que, encore une fois, il y en a deux de libres juste à côté. Alors cette pouffiasse monte sur ses grands chevaux en éructant que je ne suis pas seul au monde, tout en demandant : "Mais jusqu'où iront-ils ?", laissant entendre que le goujat c'est moi, alors que non d'un chien, s'il y a bien une gens-foutre dans ce magasin, c'est elle !
Jusque tard dans la matinée, cette pouffiasse a gâché mon humeur.
Jusque tard dans la matinée, cette pouffiasse a gâché mon humeur.










J'avais prévu dimanche dernier de faire un saut à Provins pour découvrir cette cité médiévale située ferroviairement à 1 h 20 de Paris. Mais je me suis réveillé trop tard et mon projet a avorté. A la place, je suis allé au Palais de la Découverte que je n'ai pas fréquenté depuis au moins vingt ans. Ce n'était pas tant pour me replonger dans les délices de l'enfance auxquels renvoie obligatoirement ce Palais de la science. D'ailleurs nombreux étaient les mômes qui se précipitaient sur les expériences à faire soi-même du genre "Soulevez-vous même un poids de cent kilos", ou "Apprenez à évaluer votre vue". Non, j'y suis allé pour l'exposition sur les gorilles visible jusqu'au 26 novembre 2006. Comme beaucoup de gens, ces animaux me passionnent, et je fais partie de ceux qui ont eu le souffle coupé en découvrant en 1989 le film Gorilles dans la brume, avec Sigourney Weaver, qui retraçait la vie de l'anthropologue américaine Dian Fossey. Au Palais de la Découverte, grâce à de magnifiques photos et au film documentaire d'André Lucas, j'ai retrouvé l'ambiance du film et, plus important, la conviction que les gorilles doivent être protégés coûte que coûte. A ce propos, il faut saluer ce projet européen qui a permis d'accroître en quelques années la population des gorilles de montagne de 17 % au Rwanda !




